Jolila
Depuis toujours, j’ai le réflexe de regarder la matière, l’espace, la lumière, et d’imaginer ce qu’ils pourraient devenir.
Pendant plus de dix ans, avec mon mari, nous avons racheté des maisons oubliées pour leur redonner vie, sans les trahir. C’est là qu’est née ma façon de voir les choses : respecter l’existant, écouter ce qu’il raconte, et y insuffler quelque chose de nouveau. Les études de décoration sont venues ensuite, non pas pour en faire un métier, mais pour donner une base solide à cet instinct. Puis il y a eu un cours de céramique, un soir. Et tout a basculé.
Apprivoiser une matière, c’est apprendre à l’écouter : laisser ses formes, ses textures, ses accidents faire naître des idées qu’on n’avait pas prévues. Jolila est née de ce moment-là, de cette envie de créer librement, sans jamais s’enfermer dans une seule case.
Mon cerveau ne s’arrête jamais vraiment. Dès qu’un bijou, un tissu, une forme ou une texture me parle, une question arrive aussitôt : et si j’en faisais quelque chose ?
Alors j’apprends. La céramique, la couture, et d’autres gestes encore si nécessaire, simplement pour donner à mes mains les moyens de rattraper ma tête.Jolila s’est construite autour d’une idée à faire naître, en cherchant la matière et la technique capables de la faire exister.Une pièce unique porte pour moi une promesse simple : elle ne sera ni chez le voisin, ni en rayon. Elle a été imaginée pour une forme précise, façonnée à la main, puis destinée à rejoindre la bonne personne.
C’est sans doute ce qu’il y a de plus beau dans ce travail : faire avec soin ce qu’on aura du mal à laisser partir. Et c’est là qu’elle cesse d’être seulement une création, pour devenir la pièce de quelqu’un.
Chez Jolila, chaque création naît de cette idée-là : créer librement, explorer sans cesse, et laisser chaque pièce trouver sa place.